8 moisOn lui tend le téléphone pour le calmer
Avant 3 ans, le repère est simple : pas d’écran. Pour patienter, il a besoin de votre voix, de vos bras, d’un jeu.
C’est en vous écoutant et en vous regardant qu’il apprend à parler. Un écran ne lui répond pas.
Repère de la commission d’experts « Enfants et écrans », 2024. Voir la source
6 risques à connaître pour votre enfant.
À 18 mois, chaque demi-heure de téléphone ou de tablette en plus par jour rend ce risque plus de deux fois plus élevé.
Il met plus de temps à s’endormir et ses nuits sont plus courtes.
Il a plus de mal à rester sur un jeu, un livre, une activité.
Plus l’écran le calme, moins il apprend à s’apaiser. Quand on l’éteint, c’est la colère.
À 3 ans, avec environ 3 h d’écran par jour, c’est environ 1 100 mots de moins entendus chaque jour.
Pas d’écran en classe : il a plus de mal à rester attentif et à gérer sa frustration.
Avant 3 ans, le bon repère, c’est zéro. Et les risques commencent bien avant une heure par jour.
Le repère avant 3 ans. Pas d’écran du tout.
Déjà des risques. À 18 mois, chaque demi-heure par jour sur un téléphone ou une tablette multiplie par plus de deux le risque de retard de langage.
La réalité en France. C’est le temps d’écran moyen d’un enfant de 2 ans.
Le maximum de l’OMS… mais seulement de 2 à 4 ans. Avant 2 ans : zéro.
L’alerte rouge. À 3 ans, environ 1 100 mots entendus en moins chaque jour.
À chaque âge, l’écran peut prendre la place des mots, du jeu ou des moments passés avec vous. Voici ce que cela peut donner pour lui.
Cette histoire est un exemple. Chaque enfant est différent. Ces risques ne disent pas ce qui arrivera au vôtre.
Il a besoin de mots, de jeu et de votre présence. Quand l’écran prend trop de place, ces moments se font plus rares.
Environ 1 100 mots entendus en moins par jour
À 3 ans, pour environ 3 heures d’écran par jour.
Voir l’étudePlus de deux fois plus de risques
À 18 mois, chaque demi-heure de téléphone ou de tablette en plus par jour multiplie par plus de deux le risque de retard de langage.
Voir l’étudeDès 29 mois, une alerte pour plus tard
Les enfants qui regardaient davantage la télé à cet âge rencontraient plus de difficultés à l’école primaire.
Voir l’étudeEntre 3 et 5 ans, restez près de lui
Quand il retrouve souvent l’écran pour se calmer, il peut avoir plus de mal à gérer ses émotions.
Voir l’étudeDe 3 ans et demi à 5 ans et demi
Plus de tablette, puis plus de colère, puis plus de tablette : un cercle vicieux qui s’installe.
Voir l’étudeUn piège possible : l’écran le calme sur le moment, il s’entraîne moins à s’apaiser avec vous, puis il le réclame à nouveau.
Ces différences concernent des moyennes. Elles ne disent pas ce qui arrivera à votre enfant, ni que l’écran explique tout. « Peu » et « beaucoup » ne sont pas des seuils médicaux. Les dessins sont symboliques : les bulles montrent la parole et le ruban le lien entre vous, pas l’état de son cerveau.
D’où viennent ces informations ? Nos sourcesSon cerveau se construit à toute vitesse : plus d’un million de nouvelles connexions par seconde dans les premières années. Quand il fait un son, répondez-lui, puis attendez sa réponse.
Dès 30 minutes de téléphone ou de tablette par jour, il risque davantage de parler tard. Reprenez ses sons, montrez ce qu’il regarde, laissez-le répondre.
La télé allumée en fond le détourne de son jeu. Il s’arrête plus souvent et reste moins longtemps sur la même activité. Éteignez-la pour jouer avec lui.
Avec davantage d’écran, il peut dormir moins bien. Le soir, une histoire ou une chanson lui laisse un moment calme avec vous.
Même s’il ne la regarde pas, la télé en fond coupe les échanges. Éteignez-la et parlez de ce qu’il a sous les yeux.
Il s’impatiente au repas, dans la voiture ou en attendant ? Essayez ces petits jeux. Votre voix, vos mains ou son doudou suffisent pour commencer.
Gardez les objets en main avec un bébé. En voiture, les jeux se font avec un adulte passager ; si vous conduisez, gardez votre attention sur la route.
Beaucoup d’applis sont conçues pour qu’on y reste longtemps, les enfants comme les adultes. Ce n’est pas qu’une question de volonté. Rangez le téléphone et coupez les notifications pendant un jeu : il retrouve toute votre attention.
En consultation, à la crèche ou en PMI, parlez des risques sans accuser les parents. Donnez un repère clair : pas d’écran avant 3 ans. Proposez ensuite un geste facile, comme une comptine pour patienter.